Accueil > Actualite - vos questions > Les dossiers > La protection solaire
 
  Les dossiers
    Quiz sur les produits de toilette pour bébés
    Vos cosmétiques en avion
    Les colorations capillaires
    La protection solaire
    Quiz sur la protection solaire
    Quiz minceur
    Petite leçon sur la peau
    Déodorants et antitranspirants
    Les autobronzants
    Nanotechnologies et produits cosmétiques
    Produits cosmétiques de blanchiment de la peau
    Cybercontrefaçon
  La vie d'un produit
  La FAQ

 

La protection solaire

Le soleil est nécessaire à la vie, mais il peut être aussi dangereux. Aujourd'hui les effets du rayonnement solaire sur la peau sont connus.  Malgré cela, on ne se protège toujours pas assez. Une étude IFOP / FEBEA (nov. 2007) indique que seule la moitié des Français déclare utiliser habituellement des produits de protection solaire.

Pour profiter du soleil tout en protégeant sa peau,  adoptons les bons reflexes !

En ouverture, nous vous invitons à découvrir le petit film : "Une minute pour connaître les bons reflexes", avec le Professeur Louis Dubertret, Chef de service de dermatologie de l’hôpital APHP Saint-Louis, Professeur des universités, Directeur de l’Institut de Recherche sur la Peau.

 

Le rayonnement solaire et ses effets

Le rayonnement solaire qui atteint la surface de la Terre est composé d’environ 50% de rayons visibles, 40% de rayons infrarouges (IR) et 10% de rayons ultraviolets (UV). Ce qui les différencie, c'est ce qu'on appelle la longueur d'onde.

Parmi des différentes familles de rayons, ce sont les rayons ultraviolets qui ont été identifiés comme étant à l'origine des dégâts causés par le soleil sur la peau.


Les trois types de rayons ultraviolets (UV) émis par le soleil :

  • les UVA :

Ils représentent environ 95% des rayons ultraviolets qui arrivent à la surface de la Terre. Ce sont eux qui sont à l'origine du vieillissement de la peau et des rides. Les UVA, aux longueurs d'ondes les plus longues, pénètrent profondément dans les tissus de la peau qu'ils endommagent.  Comment ? en modifiant indirectement l'ADN et en provoquant la formation des radicaux libres. Ces derniers sont responsables de la détérioration des lipides, des protéines et de l'ADN des chromosomes des cellules, ainsi que de la destruction des fibres de collagène et d'élastine.

A noter : l'action négative des UVA n'est pas toujours immédiatement visible car elle est lente et cumulative.

  • les UVB :

Ils représentent environ 5% des rayons ultraviolets qui arrivent à la surface de la Terre. Les rayons UVB sont responsables des coups de soleil, du vieillissement de la peau et du cancer de la peau. Les UVB pénètrent très profondément dans les tissus, ils endommagent directement l'ADN de nos cellules et peuvent modifier leur code génétique. Comment ? chez un individu sain, les cellules sont pourvues d'un système de réparation de l'ADN qui intervient au fur et à mesure que se produisent les dégâts causés par les rayons UV. Mais, lorsque les lésions provoquées par le rayonnement solaire sont trop nombreuses, le "capital soleil" est épuisé et le système de réparation, débordé, se trouve dans l'incapacité de régénérer toutes les cellules endommagées. D'autres cellules vieillissent précocement et entraînent un vieillissement visible de la peau.

  • les UVC

Ils sont filtrés par la couche d'ozone et n'arrivent pas à la surface de la Terre.


L'exposition modérée au soleil a des effets bénéfiques :

  • le soleil a une action antirachitique,

Le rachitisme est une maladie de la croissance osseuse autrefois observée chez le nourrisson et le jeune enfant. Elle est caractérisée par une insuffisance de calcification des os et des cartilages. Elle est due à une carence en vitamine D. Les UV aident à la synthèse de la vitamine D, ce qui est important pour les enfants et les personnes âgées ;

  • le soleil peut améliorer l'aspect de la peau lors de certaines maladies (psoriasis, eczémas ),

Le psoriasis est une maladie de la peau. Il se caractérise par un renouvellement trop rapide des cellules de l'épiderme, et un défaut de maturation de certaines cellules. La peau est rouge, et présente souvent des pellicules blanchâtres : les squames. Les régions les plus fréquemment touchées sont les coudes, les genoux, la région lombaire et celle de l'ombilic. Il peut aussi être généralisé à tout le corps.

L'eczéma est une maladie de la peau inflammatoire non contagieuse, qui est due à une réaction allergique. Il existe en fait une grande variété d'eczémas car les causes sont multiples qu’il s’agisse d’allergie de contact ou de maladie allergique plus générale (atopie).

  • le soleil a une action antidépressive à travers de la production de mélatonine.

La mélatonine est une substance naturelle produite de la glande pinéale (minuscule organe situé à la base du cerveau, la glande pinéale contrôle la variation quotidienne des hormones qui règlent toutes les fonctions de notre organisme). La mélatonine améliore l'efficacité de notre système immunitaire en augmentant nos défenses naturelles, en nous préservant des maladies en général (grippes, rhumes…) et en particulier de celles typiques du vieillissement (cancer, pathologies cardiovasculaires et auto-immunes).


Une exposition excessive au soleil est source d'effets négatifs

Ces effets nocifspeuvent être dangereux pour la santé.

Ces effets négatifs peuvent toucher les yeux (cataracte, atteintes de la rétine) ou la peau.

Ils peuvent être :

  • "aigus" (c'est-à-dire momentanés) : par exemple le coup de soleil (essentiellement induit par les UVB), mais aussi certaines photo-dermatoses (induites majoritairement par les UVA).

Il s’agit de l’ensemble des affections cutanées dues à une sensibilité accrue de la peau à la lumière. Ce diagnostic est évoqué devant des lésions qui prédominent au visage (front, pommettes, nez et nuque) ; il peut s’agir de lésions reproduisant un coup de soleil (réactions dites "phototoxiques"). Certaines photodermatoses sont aggravées par le soleil (lupus érythémateux, herpès labial récurrent, acné…).

  • "chroniques" (effet à long terme) : les dommages cutanés chroniques aboutissent principalement au photo-vieillissement de la peau (vieillissement prématuré de la peau dû au soleil) dont les rides sont un des signes, à l’induction de kératoses (5) solaires et de tumeurs cutanées (cancer).

La peau vieillit lorsque ses cellules ne se régénèrent plus. Dès l'âge de trente ans, les tissus perdent leur élasticité et leur pouvoir de réguler la diffusion gazeuse (oxygène et gaz carbonique). Une bonne hydratation et des expositions limitées au soleil ralentissent le vieillissement de la peau.

 La kératose actinique est une lésion précancéreuse, qui se manifeste par l'augmentation de la zone kératinisée de la peau des zones exposées au soleil, surtout le visage et les dos des mains. Ces lésions peuvent apparaître rouges ou brunes ou sous forme de fissures de la lèvre inférieure qui ne guérissent pas. La kératose solaire est une lésion fréquente présente sur les zones exposées au soleil chez les personnes blondes, ayant la peau blanche et les yeux verts ou bleus. L’exposition aux UVB semble un facteur essentiel dans l’apparition de cette lésion. La progression de la kératose actinique vers une lésion cancéreuse infiltrante est de 1 / 1000 par an. Le risque à long terme est de 10%. D’autre part, 60 % des épithéliomas spinocellulaires (cancers de la peau) se développent à partir des kératoses actiniques.

Enfin, l’exposition au soleil a également un effet négatif sur le système immunitaire de la peau (déclenchement d’herpes labial par exemple).

Écoutons le Professeur Louis Dubertret, Chef de service de dermatologie de l’hôpital APHP Saint- Louis, Professeur des universités, Directeur de l’Institut de Recherche sur la Peau, nous parler des vertus et dangers du soleil pour la peau.

 


 

Quel est notre rapport au soleil ? Pourquoi veut-on s'exposer au soleil et bronzer ?

 

Le point avec Anne Gotman, Directrice de recherche au CNRS, Centre de Recherche sur les Liens Sociaux (CERLIS).

Pourquoi veut-on être bronzé?


Il y a une raison sociologique d'une part, une raison esthétique d'autre part, raisons qui sont d’ailleurs tout-à-fait liées.

Une raison sociologique d'abord. Albert Camus disait du bronzage: "On ne mesurera jamais assez haut l’importance de cette coutume pour notre époque ". Lancé dans les années 1920 par les pionniers d’une dolce vita en paquebots de luxe qui croisaient vers les routes du sud, le teint bruni devient, avec les années 1950, la couleur de l’été et des loisirs populaires. Puis la mode du bronzage explose avec le mouvement de libération de l’individu, le développement des loisirs de masse et la démocratisation du voyage - dont le bronzage va jusqu’à constituer l’un des buts. Des bains de soleil pris sur les plages tempérées aux séjours tropicaux entièrement dédiés au soleil, le bronzage intense est la signature des vacances et du temps libre. Il n’est plus le signe d’une classe mais de  conditions de vie enviables. Puis, porté sur un ton plus nuancé et plus "naturel" , le bronzage a pénétré le registre de la "forme". Synonyme de "bonne mine" de "bonne forme", mais aussi de performance et de conformité, il est devenu l’adjuvant nécessaire de la vie quotidienne et urbaine des femmes et hommes actifs, de tous âges et de toutes classes confondus.

Une raison esthétique ensuite. Superposé à l’irrésistible ascension de cette obligation sociale, le bronzage s’est imposé comme principe esthétique. Canon de la beauté moderne, le teint bronzé fait l’objet d’un consensus. Le postulat : "Bronzé, donc plus beau" recueille une adhésion entière et indéfectible, déclinée sur tous les modes : être bronzé est plus seyant, plus sympathique, plus séduisant, ça embellit, c’est un maquillage naturel etc. La couleur, comme l’indique l’étymologie du mot "bronzer " – "recouvrir d’une couleur de bronze" - est une qualité recherchée : foncée et forcée ("artificielle"), elle fonctionne comme un fard ;  légère et hâlée ("naturelle"), elle s’intègre aux soins de beauté que toute femme et aujourd’hui tout homme se doivent à eux-mêmes. Même si, comme tout empire, le bronzage compte des contestataires adhérents à la culture "underground" qui cultivent une blancheur affectée.

Bronzer signifiait à l’origine " recouvrir d’une couche de bronze ". Sous les vertus de la couleur, le bronzage recèle aussi les qualités de la chose sculptée : galbée, ferme, parfaite, voire inaltérable, comme le veut le corps sportif, cultivé aujourd’hui dans le double registre de l’esthétique et de la santé. C’est enfin l’habit d’une nudité qui se dévoile non seulement la nuit mais le jour, en privé et en public ; nudité qu’il contribue à rendre présentable.

 

Mais sommes-nous toutefois conscients que le soleil peut aussi avoir des effets néfastes ? 


 Il faut savoir que l’apogée de la mode du bronzage volontaire se révèle, à l’échelle de l’histoire, extrêmement brève : du milieu des années 50 au milieu des années 80, soit trois petites décennies.

Le bronzage amorce en effet son déclin dès la fin des années 1980, où l'on commence à encadrer les consommations jugées dangereuses pour la société.
Les bénéfices médicalement attribués au soleil (contre la tuberculose, les carences vitaminiques ou la dépression) se sont, certes, ancrées de façon durable dans notre hygiène de vie, dans notre urbanisme (ensoleillé et aéré) et dans notre environnement. Mais ses effets nocifs -  dont les populations rurales et les métiers travaillant à l’extérieur ont été les premiers à subir les assauts  - n’en sont pas moins puissants, sur les yeux et sur la peau notamment.

De façon plus générale, l’astre solaire, auquel sont voués tant de cultes, réunit un ensemble de symboles positifs universels : le soleil égale jour, lumière, espoir et salut ; son absence, nuit, noirceur, peurs et désespoir. Cependant, comme toute puissance, le soleil engendre à la fois culte et crainte. On le vénère et on s’en protège.
L’histoire des civilisations est en effet sous-tendue par les adaptations de l’homme au climat, en particulier les adaptations de l’homme au soleil, dont le lien entre civilisations sédentaires et climats tempérés forme un exemple parmi d’autres. Partout, l’activité humaine a ménagé, pour se déployer, des filtres de toutes natures qu’il s’agisse des calendriers et de l’instauration de cycles et de rythmes sociaux, de l’organisation des travaux agricoles, de la conception de l’habitat, des médecines et des tenues vestimentaires, dont l’efficacité protectrice la plus directement observable se voit dans les lieux les plus ensoleillés (déserts) et dans les situations les plus exposées (travail au soleil).

S’il n’est pas de société humaine, présente ou passée, proche ou lointaine, qui n’ait placé le soleil au sommet de ses valeurs bénéfiques, la société contemporaine, seule à avoir valorisé l’exposition volontaire au soleil, est désormais en demeure d’assurer la promotion d’une caractéristique spécifique et nouvelle : sa dangerosité sanitaire. Elle doit conjuguer la positivité et la négativité du soleil.

Ainsi la croissance exponentielle des cancers de la peau qui sont liés à l’exposition volontaire au soleil nous commande-t-elle de dissocier le séjour "au soleil" et l’exposition de la peau aux rayons du soleil. Aujourd’hui la médecine exige de trouver la juste conjugaison de deux entités qu’anthropologiquement tout oppose : le soleil et la maladie. Elle renoue, ce faisant, avec une constante des rapports humains à l’astre solaire qui, dans tous les domaines et déclinaisons, pourrait tenir dans cette maxime : vivre avec le soleil mais non pas au soleil.

 

Les bons réflexes pour se protéger


La crème de protection solaire est indispensable mais elle n'est que l'un des outils qui permettent de se protéger efficacement contre les effets délétères du soleil.

Un produit de protection solaire permet :
- d'éviter les coups de soleil, c'est-à-dire les brûlures cutanées liées principalement à l'action des UVB ;
- d'éviter l'action nocive des UVA qui accélèrent le vieillissement de la peau et aggravent les effets des UVB.

Mais attention ! Par ailleurs, il est indispensable de suivre un certain nombre de règles de bon sens. Les voici.


Les 10 règles d'or du bon usage du soleil

1. bien se protéger avec des vêtements (chapeau, T-shirt…) et des lunettes à verres filtrants ;
2. utiliser un parasol ;
3. éviter les heures de fort ensoleillement (par exemple entre 12h00 et 16h00 pendant l'été) ;
4. s’exposer progressivement au soleil ;
5. utiliser en quantité suffisante (l'équivalent de 6 cuillères à café pour tout le corps) et uniforme un produit de protection solaire ;
6. utiliser un produit adapté à son type de peau et à ses activités (voir ci-dessous) ;
7. renouveler fréquemment son application pour que la peau soit toujours bien protégée, en particulier après les baignades ou après avoir transpiré ;
8. se méfier des idées reçues (par exemple : les UV ne passeraient pas à travers les nuages, les peaux brunes n’auraient pas besoin de protection, les autobronzants protègeraient la peau des effets nocifs du soleil, etc.)
9. continuer à se protéger même lorsqu'on est bronzé : le bronzage ne protège pas des effets néfastes du soleil ;
10. ne jamais exposer les bébés et les nourrissons directement au soleil. Il faut les laisser à l'ombre, les protéger par des vêtements (leur mettre un chapeau, un T-shirt, etc.) et leur appliquer un produit de très haute protection solaire sur les zones découvertes.

Voici en vidéo les conseils du Professeur Dubertret, Chef de service de dermatologie de l’hôpital APHP Saint- Louis, Professeur des universités, Directeur de l’Institut de Recherche sur la Peau.

 

 

Vérifiez vos connaissances sur le bon usage du soleil grâce à notre QUIZ!

Conseils pratiques : comment choisir son produit de protection solaire

Selon l'ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicaments et des produits de Santé), deux critères sont à prendre en considération quand on choisit un produit de protection solaire : le type de peau et les conditions d'exposition.

En fonction de ces critères, reportez-vous au tableau ci-dessous pour connaître l'indice de protection adapté.

Étape numéro 1 : déterminez votre type de peau (votre "phototype")

- Peau extrêmement sensible au soleil : personnes à peau blanc-laiteux, taches de rousseur, cheveux roux ; personnes prenant toujours des coups de soleil lors d’expositions solaires ; antécédents de cancers cutanés.

- Peau sensible au soleil : personnes à peau claire, souvent quelques taches de rousseur et/ou cheveux blond vénitien ou auburn ; personnes prenant souvent des coups de soleil lors d’expositions solaires, mais pouvant avoir un hâle.

- Peau intermédiaire : personnes à peau claire bronzant assez facilement, ne prenant des coups de soleil que lors d’expositions très intenses.

- Peau assez résistante : personnes à peau mate bronzant facilement sans jamais prendre de coups de soleil.

Étape numéro 2 : anticipez les conditions d'exposition

- Exposition extrême : glaciers, tropiques…
- Exposition importante : plages, activités extérieures longues...
- Exposition modérée au grand air

L'info en + : les bulletins météo diffusent de plus en plus souvent pendant l’été une mesure appelée "index UV" : plus cet index est élevé (sur une échelle de 1 à 9), plus il est nécessaire de se protéger.

Étape numéro 3 : choisissez votre Facteur de Protection Solaire (FPS) à l'aide du tableau ci-dessous

Le Facteur de Protection Solaire (FPS ou SPF pour "Sun Protection Factor") indique le niveau de protection anti-UVB. Les UVB sont responsables des coups de soleil.

Le FPS s'exprime sous la forme d'un indice affiché sur chaque produit.

 

Exposition modérée

Exposition importante

Exposition extrême

Peau extrêmement sensible

Haute Protection

FPS 30

FPS 50

Très Haute Protection

FPS 50+

Très Haute Protection

FPS 50+

Peau sensible

Moyenne Protection

FPS 15

FPS 20

FPS 25

Haute Protection

FPS 30

FPS 50

Très Haute  Protection

FPS 50+

Peau intermédiaire

Faible Protection

FPS 6

FPS 10

Moyenne Protection

FPS 15

FPS 20

FPS 25

Haute Protection

FPS 30

FPS 50

Peau assez résistante

Faible Protection

FPS 6

FPS 10

Faible Protection

FPS 6

FPS 10

Moyenne Protection

FPS 15

FPS 20

FPS 25

 

Nous ne sommes pas égaux face au soleil. Voici les explications du Professeur Dubertret, Dermatologue, Chef de Service à l'Hôpital Saint Louis, Directeur de l'Institut de Recherche sur la Peau.

 

 

L'info en + : L'Institut National Contre le Cancer (INCA) a mis en ligne un test vous permettant de calculer "votre risque au soleil" (http://www.e-cancer.fr/soleilmodedemploi/ )

Bien utiliser son produit de protection solaire

Choisir un produit adapté à son type de peau aux conditions d'ensoleillement, c'est bien…encore faut-il utiliser correctement son produit.

 

Suivez le guide !

1. appliquez une quantité suffisante (l'équivalent de 6 cuillères à café pour tout le corps) de produit
2. répartissez bien la crème solaire sur toutes les parties du corps non couvertes par des vêtements.
3. réappliquez-en régulièrement 
4. remettez particulièrement de la crème après chaque baignade, en cas de transpiration et après vous être essuyé avec une serviette
5. refermez votre produit après usage et conservez-le à l'ombre.


Durée d'utilisation d'un produit de protection solaire

Comme pour tout produit cosmétique, la "PAO" (période d'utilisation après ouverture) est indiquée sur chaque produit par un symbole spécifique : un pot ouvert, avec un chiffre suivi de la lettre M.

 La PAO indique le nombre de mois pendant lesquels on peut utiliser le produit de façon optimale. Pour connaître la PAO de votre produit de proctection solaire, cliquez ici.

L'info en + : pour conserver un produit de protection solaire et ce durant toute sa "période après ouverture", il est recommandé de bien refermer ce produit après chaque utilisation et de ne pas l'exposer à de trop fortes chaleurs (derrière la vitre d’une voiture longtemps exposée au soleil, par exemple). De façon générale, il est recommandé de ne pas conserver les crèmes solaires d’un été à l’autre.

 

Sécurité et efficacité des produits de protection solaire


Les produits de protection solaire doivent être conformes à la réglementation sur les produits cosmétiques qui est commune à tous les pays d’Europe.

L’objectif de cette réglementation est de garantir que les produits cosmétiques mis sur le marché ne présentent pas de risque lorsqu’ils sont utilisés conformément au mode d’emploi.
Voir notre rubrique "garantir la sécurité des produits"  http://www.parlonscosmetiques.com/qual_securite_produits/

En ce qui concerne les filtres utilisés dans les produits de protection solaire, la Commission européenne a établi une liste limitative (dite "liste positive") des filtres autorisés. Cette liste comprend des filtres organiques et des filtres minéraux (voir ci-dessous).

Comment fonctionne une crème solaire ?

Les produits de protection solaire doivent protéger à la fois contre les rayons UVB et contre les rayons UVA.

On trouve principalement 2 types de filtres :

- les filtres organiques
Ce sont des molécules organiques (c'est-à-dire qui contiennent du carbone), qui protègent la peau, dans une certaine gamme de longueurs d’onde. Pour une protection efficace contre les UVA et les UVB, il est nécessaire d’associer plusieurs filtres différents.


- les filtres minéraux
Le filtre minéral est d'origine naturelle (ex: le dioxyde de titane). Le principe d'action des filtres minéraux est fondé sur des micro-pigments qui reflètent les rayons UV sur la peau. Ainsi, parce qu'ils fonctionnent comme un miroir, ils "filtrent" toute la gamme des UV (A, B et C).

Ces filtres sont actifs immédiatement après l'application. Enfin, leur action ne faiblit pas sauf en cas de bains prolongés, frottement ou transpiration importante.


Une crème solaire doit protéger contre les UVA et contre les UVB
Les produits de protection solaire, aujourd'hui, doivent garantir un niveau minimum de protection tel que défini par la Recommandation de la Commission européenne publiée en septembre 2006 : la protection minimale contre les UVA doit être au moins 1/3 du facteur de protection solaire (FPS) ; concrètement, quand l'indice FPS (anti-UVB) augmente, la protection anti-UVA augmente en proportion.

L'info en + : il existe un logo indiquant la conformité à la Recommandation européenne concernant la protection anti-UVA :

 


Le Facteur de Protection solaire (indice FPS - anti-UVB) et la protection contre les rayons UVA sont tous deux calculés chacun selon une méthode standardisée, fixée par la Recommandation de la Commission européenne publiée en septembre 2006.

Enfin, les produits de protection solaire bénéficient aujourd'hui de nouvelles technologies qui leur permettent de réfléchir très efficacement les rayonnements solaires : les nanoparticules, dont les plus connues et les plus utilisées sont celles de dioxyde de titane (TiO2).

Le dioxyde de titane est utilisé dans les produits de protection solaire sous la  forme de nanoparticules depuis bientôt 20 ans. Ce filtre minéral est reconnu pour sa capacité  à absorber les rayons ultra-violets (UV) et à protéger contre les effets délétères induits par une exposition prolongée au soleil.

En complément avec d’autres filtres, notamment  organiques, le dioxyde de titane est incontournable et permet d’obtenir des protections solaires très élevées.

L'info en + : grâce au TiO2 sous forme de nanoparticules, on évite l'effet "masque blanc" qui rendait certaines personnes réticentes à l'utilisation d'une crème solaire et donc plus vulnérables aux risques liés au soleil.

 

Étiquetage des produits de protection solaire

Sur un produit de protection solaire, au-delà des informations usuelles, (voir notre rubrique informations obligatoires ), figurent quelques mentions spécifiques à ces produits :

  • la catégorie de protection (faible, moyenne, haute ou très haute) en plus du facteur de protection solaire (FPS ou SPF) ; les catégories de protection correspondent chacune à une fourchette de FPS (voir le tableau ci-dessus),
  • les règles du bon usage du soleil et du bon usage du produit de protection solaire ; telles que :
  • les produits solaires ne procurent pas une protection à 100%
  • ne restez pas trop longtemps au soleil même si vous utilisez un produit solaire
  • n’exposez pas les bébés et les jeunes enfants directement au soleil
  • la surexposition au soleil est une menace sérieuse pour la santé
  • appliquer le produit de protection solaire juste avant de vous exposer au soleil.

 

L'info en + : la mention "écran total" n'existe plus, et ce depuis plusieurs années ! En effet, en matière de protection solaire, il ne peut pas exister d'"écran total" ou de "protection 100%".


Vous voici arrivé à la fin de notre dossier. Vérifiez maintenant vos connaissances sur le bon usage du soleil grâce à notre QUIZ!
 

 
 juin 2014

 

  FAQ
" Comment savoir ce qu'il y a dans mon produit ? "
   Lire la réponse
   Consultez la FAQ
   Posez votre question


   Effectuez une recherche


  Informations sur la composition des produits
 Effectuez une recherche
 



Newsletter
 
  Restez connecté(e) avec l'information sur les cosmétiques