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Déodorants et antitranspirants
Comment fonctionnent-ils ? Quelle solution vous convient le mieux ? Voici nos explications et conseils pratiques. En pratique : déodorant ou antitranspirant ?Les déodorants sont des produits qui combattent essentiellement les odeurs. Les antitranspirants contiennent une substance astringente. Dans la plupart des cas, il s'agit de sels d'aluminium, qui ont pour propriété de resserrer les pores de la peau et donc de limiter la transpiration. Pour des personnes qui transpirent modérément, une hygiène normale alliée à l'usage d'un déodorant suffisent en général. L'info en + : L'utilisation locale d'un déodorant ou d'un antiperspirant n'empêche pas la peau de respirer ! Quid de la pierre d'alun?La pierre d'alun est un minéral composé de sels d’aluminium et de potassium, qui laisse, après avoir été humidifié légèrement, une fine couche saline sur la peau. La pierre d'alun régule la transpiration en resserrant les pores de la peau et lutte ainsi contre les odeurs. Le point sur les sels d'aluminium contenus dans les antitranspirants : une revue de la littérature scientifique confirme leur sécurité
Le sujet a pu inquiéter les personnes qui utilisent des antitranspirants. Or, l'hypothèse d'un tel lien a été formellement démentie. D'abord, par une étude scientifique américaine portant sur 1 600 femmes (Mirick et al., Journal of National Cancer Institute, 16 octobre 2002). Dans le même sens, un rapport conjoint de l'AFSSaPS - AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) - InVS (Institut de Veille Sanitaire) de novembre 2003 conforte les conclusions formulées en 1997 par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : en l'état actuel des connaissances, les sels d'aluminium utilisés dans les antitranspirants ne peuvent pas être considérés comme cancérigènes. (lire le rapport) Tout récemment encore, un groupe de scientifiques de renommée internationale s'est penché sur l'ensemble des données publiées dans la littérature scientifique à ce sujet (2). Leurs conclusions sont parues dans le Bulletin du Cancer et sont extrêmement claires : il n'existe aucune preuve scientifique qui viendrait cautionner l'hypothèse d'un tel lien. Plus précisément : "La conclusion du groupe d’experts rejoint celles des autorités de santé française et américaine. Après analyse de la littérature disponible sur le sujet, aucune preuve scientifique en faveur de l’hypothèse n’engage à poursuivre sur cette voie de recherche." (3)
(1) Afssaps en France (http://agmed.sante.gouv.fr/htm/10/cosmeto/produits-comestiques-faq.htm) et National Cancer Institute aux États-Unis (http://www.cancer.gov/cancertopics/factsheet/Risk/AP-Deo#q2 ) (2) Pr Moïse Namer (oncologue, président de APREMAS et président de la "Commission Patients" du centre Antoine-Lacassagne, Nice) ; Dr Elisabeth Luporsi (oncologue, responsable de l’unité de recherche clinique et de biostatistiques du centre Alexis-Vautrin, Nancy) ; Dr Joseph Gligorov (oncologue, université Paris-VI, AP–HP, Tenon, Paris) ; Dr François Lokiec (pharmacologue, chef du service de pharmacologie du centre René-Huguenin, Saint-Cloud) ; Dr Marc Spielmann (oncologue, institut Gustave-Roussy, Villejuif) (3) Namer M, Luporsi E, Glogorov J, Lokiec F, Spielmann M. L’utilisation de déodorants/antitranspirants ne constitue pas un risque de cancer du sein. Bulletin du Cancer, 2008 ; 95 (9) : 871-80. Pourquoi transpire-t-on ?La transpiration (ou "sudation") est un mécanisme de régulation de la chaleur corporelle : la peau devient humide et lorsque l'eau s'évapore, cela rafraichit la peau. La transpiration participe également à l'élimination des déchets du sang (même si elle ne fait que compléter l'action des reins car elle n'élimine qu'un gramme d'urée par jour). En outre, en se mélangeant au sébum (substance grasse que sécrète la peau pour se protéger), la sueur forme un film hydrolipidique (c'est-à-dire composé d'eau et de graisse) qui protège la peau dans les zones exposées aux frottements (mains, pieds...). Mais la transpiration, ce sont aussi des odeurs qui peuvent nous gêner dans notre vie quotidienne. Le volume de sueur produit par notre corps est lié à la concentration de glandes sudoripares. Enfin, même si l'on transpire via toute la surface de notre peau, cette concentration n'est pas uniforme sur l'ensemble du corps et certaines zones bien connues sont plus "productives". Les glandes sudoriparesLeur nombre est de 500 à 1000 par cm² à la naissance. Chez l'adulte, on dénombre de 100 à 200 glandes sudoripares par cm² ; leur concentration et leur "activité" diminue encore chez les personnes âgées, entraînant une sécheresse de la peau. Les glandes sudoripares peuvent secréter 2 à 3 litres d'eau par heure. Ce débit est proportionnel à l'intensité de l'exercice physique. Lors d'efforts extrêmes, la production de sueur peut aller jusqu'à 4 litres par heure ! La sueurLa composition de la sueur est dépendante de l'alimentation et de l'état général d'un individu. La sueur est normalement acide et son pH se situe aux environs de 4 à 6 ; elle est constituée d'eau (99 %), de sels minéraux (chlorure de sodium), de vitamine C, d'anticorps, d'urée, d'acide urique, d'ammoniac, d'acide lactique (substance qui attire les moustiques !).
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