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Déodorants et antitranspirantsLes déodorants et les antitranspirants (ou "antiperspirants") font partie de notre quotidien. 85% des 15-65 ans en France en utilisent de façon régulière (Sondage FEBEA/IFOP, novembre 2007). Comment fonctionnent-ils ? Quelle solution vous convient le mieux ? Voici nos explications et conseils pratiques.
En pratique : déodorant ou antitranspirant ?Les déodorants sont des produits qui combattent essentiellement les odeurs. Les antitranspirants contiennent une substance astringente. Dans la plupart des cas, il s'agit de sels d'aluminium, qui ont pour propriété de resserrer les pores de la peau et donc de limiter la transpiration. Pour des personnes qui transpirent modérément, une hygiène normale alliée à l'usage d'un déodorant suffisent en général. D'autres personnes souffrent d'hypersudation, c'est-à-dire qu'elles transpirent facilement et beaucoup (voir nos explications ci-dessous). Les antitranspirants peuvent être alors la solution la plus appropriée. L'info en + : L'utilisation locale d'un déodorant ou d'un antiperspirant n'empêche pas la peau de respirer !
Quid de la pierre d'alun?La pierre d'alun est un minéral composé de sels (sulfates) d’aluminium et de potassium, qui laisse, après avoir été humidifié légèrement, une fine couche saline sur la peau. La pierre d'alun régule la transpiration en resserrant les pores de la peau et lutte ainsi contre les odeurs.
Le point sur les sels d'aluminium contenus dans les antitranspirants : une revue de la littérature scientifique confirme l’absence de lien avec le cancer du seinL'hypothèse d'un lien de causalité entre les sels d'aluminium des antitranspirants et le cancer du sein avait été soulevée ces dernières années, soit sous forme de rumeurs sur Internet, répertoriées comme des "hoax" (ou "canulars"), soit par des études dont la méthodologie a été contestée par les Autorités scientifiques françaises ou américaines (1). Or, l'hypothèse d'un tel lien a été formellement démentie. D'abord, par une étude scientifique américaine portant sur 1 600 femmes (Mirick et al., Journal of National Cancer Institute, 16 octobre 2002). Dans le même sens, un rapport conjoint de l'AFSSaPS - AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) - InVS (Institut de Veille Sanitaire) de novembre 2003 conforte les conclusions formulées en 1997 par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : en l'état actuel des connaissances, les sels d'aluminium utilisés dans les antitranspirants ne peuvent pas être considérés comme cancérigènes. (lire le rapport) Leurs conclusions sont parues dans le Bulletin du Cancer et sont extrêmement claires : il n'existe aucune preuve scientifique qui viendrait cautionner l'hypothèse d'un tel lien. Plus précisément : "La conclusion du groupe d’experts rejoint celles des autorités de santé française et américaine. Après analyse de la littérature disponible sur le sujet, aucune preuve scientifique en faveur de l’hypothèse n’engage à poursuivre sur cette voie de recherche." (3) (1) AFSSaPS en France (http://agmed.sante.gouv.fr/htm/10/cosmeto/produits-comestiques-faq.htm) et National Cancer Institute aux États-Unis (http://www.cancer.gov/cancertopics/factsheet/Risk/AP-Deo#q2 ) (2) Pr Moïse Namer (oncologue, président de APREMAS et président de la "Commission Patients" du centre Antoine-Lacassagne, Nice) ; Dr Elisabeth Luporsi (oncologue, responsable de l’unité de recherche clinique et de biostatistiques du centre Alexis-Vautrin, Nancy) ; Dr Joseph Gligorov (oncologue, université Paris-VI, AP–HP, Tenon, Paris) ; Dr François Lokiec (pharmacologue, chef du service de pharmacologie du centre René-Huguenin, Saint-Cloud) ; Dr Marc Spielmann (oncologue, institut Gustave-Roussy, Villejuif) (3) Namer M, Luporsi E, Glogorov J, Lokiec F, Spielmann M. L’utilisation de déodorants/antitranspirants ne constitue pas un risque de cancer du sein. Bulletin du Cancer, 2008 ; 95 (9) : 871-80.
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